le Te III CFF des années 40

Les CFF se dotent, dès 1941, d'une série de 17 unités du petit tracteur de manoeuvre Te III construit par SLM et MFO. Numérotés de 121 à 136 et 138, ces véhicules de 340 CV peuvent rouler à 60 km/h et tracter en palier environ 600 tonnes. Ils seront suivis dès 1965 par une seconde série de 40 unités numérotée 139 à 179.

Certains exemplaires de la seconde série seront vendus au BAM alors que ceux de la première série seront utilisés par les VHB, les PTT, l'EBT et les OeBB.

le Te III réel, ici immatriculé 125

Le modèle que nous avons eu entre les mains porte la référence 17134; c'est une version en brun du tracteur immatriculé 134. Selon la demande, le fabricant envisage également la commercialisation de véhicules en livrée verte et en rouge. Les versions des compagnies privées seront également proposées uniquement en livrée verte.

Pour protéger ce petit bijou, Hammerschmid le présente dans une belle boîte qui, a elle seule, vaut le détour. Une notice et un certificat accompagnent le petit tracteur, et c'est tout... D'emblée on est surpris par l'extraodinaire finesse du pantographe qui est, faut-il le rappeler, une des spécialités du fabricant allemand.

le modèle en vue latérale

vue latérale du tracteur

La ligne de toiture, au demeurant peu compliquée, est bien représentée de mêmes que les nombreuses rambardes et mains courantes parfaitement raportées.

En l'absence de photos couleurs originales, il est naturellement très difficile de se faire une idée précise sur la fidélité des couleurs employées et c'est des modèles de marques concurrentes qui servent, par conséquent, d'étalon. Nous avons apprécié le niveau de détail de tous les éléments constitutifs du véhicule avec un satisfecit pour les phares, non fonctionnels, dont l'optique est remarquablement reproduite. Notons également la présence des crochets d'attelages qui font parfois défaut sur des modèles de cette catégorie de prix.

le Te III en vue de trois quarts

peinture soignée, bon niveau de détail vu la petitesse du modèle. Notez le rendu des optiques de phares...

Il est temps de faire rouler la petite machine, avant de passer aux conclusions... Le roulement est doux et assez régulier, le bruit de motorisation acceptable. La prise de courant constitue naturellement le point faible de ce type de véhicules à faible empattement et le Te III ne déroge pas à la règle, il faut, en effet, près de 4 volts de tension avant que le véhicule se mette en marche. S'il doit rouler sur des secteurs d'aiguillages complexes et que la voie est un peu encrassée il faut s'attendre à des immobilisations intempestives.

La vitesse maximale du véhicule n'est naturellement pas correcte (elle semblerait même très exagérée) mais ce genre de défaut se laisse assez aisément corriger par un réglage approprié du transformateur ou par le paramétrage fin de tout bon logiciel de ferromodélisme qui se respecte.

en situation

...permet de juger de la taille de cette petite "puce"...

Pour conclure, le Te III Hammerschmid complète avec bonheur le parc moteur de tout amateur de matériel moteur suisse, son prix (près de 1000 francs) le destine plutôt à une présence en vitrine aux côtés d'autres productions de petite série. On pourrait naturellement attendre d'autres qualités de la part d'un véhicule aussi coûteux mais la conception originale du véhicule empêche d'obtenir un résultat vraiment satisfaisant, de plus sa digitalisation semble délicate. A titre personnel, le rédacteur de ces lignes aurait apprécié que l'attelage normalisé NEM puisse être retiré afin que l'apparence, en vitrine, soit meilleure.